Le médecin

Le médecin

Médecin traitant (Le passage obligé pour vous prescrire une analyse de sang et d’urine qui confirmera que vos reins sont sains ou malades)
Néphrologue (Il prend en charge ceux qui ont une insuffisance rénale, le médecin généraliste vous enverra vers ce spécialiste dès que nécessaire)

Passer du généraliste au spécialiste et au bon moment.

Pas si facile, mais très important pour diagnostiquer et traiter la chronicité.

L’article L.1111-2 du Code de la Santé Publique affirme que « toute personne a le droit d’être informée sur son état de santé ».

Le médecin doit mettre le patient en mesure de pouvoir consentir aux différentes interventions médicales.

Pour pouvoir apporter au patient une information loyale et complète, encore faut-il que le médecin ait connaissance de l’état de son patient… En d’autres termes, pour pouvoir informer, encore faut-il s’informer au préalable !

Le médecin, dont la responsabilité peut être recherchée pour défaut d’information, peut-il également être sanctionné pour ne pas s’être suffisamment informé ? Tel est la question tranchée par la Cour de cassation dans son arrêt du 5 mars 2015. Il faut surtout voir dans cet arrêt la volonté pour la Cour de cassation de rappeler le caractère essentiel de l’obligation pour le médecin d’informer le patient, mais aussi de s’informer complètement sur son état.

La Ligue Rein et Santé ajoute que les infirmières accompagnent le patient, soit des aidantes à part entière prodiguant des soins et assurant la survie des malades chroniques en complément des médecins :

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Médicaments précautions :

Des effets secondaires et des problèmes de santé sont causés par des médicaments que nous utilisons chaque jour. Ils peuvent induire des dommages au niveau de plusieurs organes dans notre corps, notamment les reins et le foie. Découvrez à travers cet article la liste des médicaments qui causent des dommages aux reins.

Environ 25% du sang qui circule dans notre corps passe par les reins. Le premier rôle le plus important des reins est de filtrer les déchets présents dans le sang. Les glomérules, qui  se trouvent dans la partie externe du rein, sont les cellules responsables de la filtration du sang et de l’extraction des déchets. Ces petites unités sont les plus exposées aux fortes concentrations de médicaments. Ainsi, un grand nombre de médicaments peut causer de graves dommages aux reins.

Médicaments et reins, restez prudents !

Plusieurs médicaments et plantes médicinales ont le potentiel de nuire aux reins. Cette toxicité peut conduire à une modification du fonctionnement des deux reins.

Voici une liste de médicaments qui causent de graves problèmes rénaux :

Les analgésiques : Ces médicaments sont utilisés dans le traitement de la douleur.  Ils peuvent être pris par voie orale, voie intraveineuse, sous-cutanée, intramusculaire et transdermique. Cette classe est très vaste et contient plusieurs médicaments et molécules, notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens, l’aspirine, l’acétaminophène, le naproxène, l’ibuprofène. La prise temporaire de ces médicaments peut provoquer une légère diminution de la fonction rénale qui disparait dès l’arrêt du traitement. Mais pour les patients qui suivent un traitement prolongé, ils risquent une importante dégradation de la fonction rénale. Selon Dr Brigitte Lantz, Secrétaire générale de la Fondation du Rein, les analgésiques interdisent la synthèse des prostaglandines à l’origine d’une vasoconstriction des vaisseaux rénaux et une diminution de la perfusion du rein pouvant conduire à une insuffisance rénale fonctionnelle.

Les antibiotiques : Ils sont utilisés pour lutter contre les infections bactériennes en empêchant leur multiplication et en les éliminant. Plusieurs familles et types d’antibiotiques peuvent nuire aux reins, comme la vancomycine, la méticilline, la ciprofloxacine, les sulfonamides (sulfamidés). Il est possible que chez les personnes souffrant d’une insuffisance rénale, une prise d’antibiotiques puisse provoquer de graves dommages en diminuant le débit sanguin rénal et en interagissant directement avec la membrane cellulaire ou à travers la production de toxines intracellulaires.

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) : ce groupe de molécules agit sur la pompe à protons pour réduire la production d’acide gastrique. Les inhibiteurs sont prescrits pour traiter les brûlures d’estomac et le reflux gastro-œsophagien. Le rabéprazole, le napronazole, l’esoméprazole, le pantoprazole, l’oméprazole mènent à des dommages aux reins. D’après une étude réalisée sur 125.000 patients utilisant des IPP, le résultat était choquant. Plus de la moitié de ces personnes ont commencé à avoir des problèmes rénaux chroniques.

Les traitements de l’hypertension artérielle : Pour faire baisser la tension artérielle, on fait appel à plusieurs types de médicaments. Le Captopril est l’un de ces médicaments, il s’utilise pour soigner une pression artérielle élevée. Ce médicament est contre-indiqué chez les personnes souffrant d’une insuffisance rénale afin d’éviter une élévation des concentrations du médicament et de sa toxicité.

Les inhibiteurs de la COX-2 : ou appelés communément coxibs, ces médicaments ciblent directement l’enzyme cyclo-oxygènase-2, pour soulager la douleur et traiter l’inflammation. Deux types de coxibs ont été retirés du marché, le rofécoxib et le valdécoxib pour leurs effets néfastes sur les reins et le foie. Une augmentation du risque de troubles cardio-vasculaires a également été remarquée chez les patients traités par ces deux médicaments.

Les antiviraux : Ils sont administrés en cas d’infection virale. Les antiviraux sont une méthode très efficace pour la lutte contre les virus, mais certains médicaments et molécules peuvent être très dangereux pour nos reins, comme l’aciclovir, l’indinavir ou encore le ténofovir.

Les traitements contre la polyarthrite rhumatoïde : Pour le soulagement et le contrôle de la polyarthrite rhumatoïde, des médicaments comme la chloroquine, l’hydrochloroquine et l’infliximab peuvent être prescrits. Malheureusement, ces trois médicaments peuvent provoquer des dommages au niveau des reins à cause de leur accumulation dans le corps.

Les anticonvulsivants : Ils sont utilisés dans la prévention et le traitement de l’épilepsie et des différentes formes de convulsions. Il existe un grand nombre de types d’anticonvulsivants qui sont susceptibles de causer des lésions rénales critiques, notamment la triméthadione et le phénytoïne.

La chimiothérapie : Le tacrolimus, le carboplatine, le pamidronate, les interférons, la mitomycine C, la quinine, le bévacizumab, la cyclosporine, ainsi que des médicaments antithyroïdiens comme le propylthiouracile, qui sont utilisés pour traiter une hyperactivité de la thyroïde sont également dangereux pour la santé des reins.

Le lithium : Utilisés pour le traitement des troubles bipolaires, les sels de lithium  ont malheureusement des effets toxiques sur les reins. L’utilisation de lithium à long terme est associée à une baisse de la fonction rénale et à une insuffisance rénale chronique.

Par : William Krasowsky /Santeplusmag